Bernard Tapie voit son dernier appel rejeté

L’homme d’affaires français flamboyant et ancien ministre du cabinet Bernard Tapie a appris lundi par des avocats qu’il a perdu son dernier appel contre la remise d’un paiement de plusieurs millions d’euros du gouvernement entourant sa vente 1993 de la marque vêtements de sport Adidas.

Tapie reçoit 404 millions d’euros après sa contestation

L’ancien président du club de football de Marseille a reçu 404 millions d’euros en 2008 lorsqu’un panel d’arbitrage du gouvernement a découvert qu’il avait été victime de fraude lorsqu’il a vendu Adidas, jugeant que les acheteurs avaient sous-évalué la marque. L’affaire est retournée en appel et en mai un tribunal lui a ordonné de rendre le paiement, une conclusion à laquelle il a interjeté appel dans une saga dans laquelle l’actuelle directrice du FMI, Christine Lagarde, ministre de l’Economie à l’époque, était mêlée aux accusations.

Elle a renvoyé l’affaire à l’arbitrage et a par la suite refusé de contester la sentence, bien qu’elle ait été considérée comme extrêmement préjudiciable aux contribuables français choqués. En décembre, un tribunal spécial de Paris qui a jugé des allégations d’actes répréhensibles de la part de ministres a déclaré Lagarde coupable de négligence, mais lui a épargné toute sanction.

L’avocat de Tapie continuera de battre

Tapie, qui a connu des débuts modestes pour devenir un homme d’affaires prospère sous l’ancien président François Mitterrand, a revendiqué la malversation après avoir mandaté la banque d’Etat Crédit Lyonnais de vendre Adidas pour 315,5 millions d’euros en février 1993 seulement pour le vendre plus tard pour 701 millions.

Une bataille juridique de deux décennies a vu le prix de Tapie, 74 ans, annulé en 2015 en raison des liens entre lui et un arbitre nommé pour régler l’affaire du Crédit Lyonnais, le forçant à rembourser l’argent.

Après la décision de lundi, l’avocat de Tapie, Hervé Temime, a déclaré que son équipe continuerait à mettre en évidence ce qu’il appelle de graves défauts de procédure, suggérant que plus de lumière devrait être donnée à l’affaire pour déterminer où se situe « le véritable scandale ».