Avec Amazon Music Unlimited, Amazon compte faire de l’ombre à Spotify et Deezer

Chez Amazon, l’ambition ne s’arrête pas à la vente en ligne et au VOD. Dernièrement, cette plateforme connue pour la vente en ligne s’est fait une place dans le marché du streaming musical. Amazon Music Unlimited (AMU), c’est la plateforme musicale d’Amazon, qui sera en concurrence directe avec d’autres comme Spotify ou Deezer. Bientôt, AMU devra être disponible en France, en Espagne et en Italie.

Un catalogue contenant plus de 50 millions de titres !

Avec Amazon Music Unlimited, Amazon compte bien faire de l’ombre à Deezer et Spotify. Lancée aux USA en octobre 2016, puis successivement en Allemagne et au Royaume-Uni, cette plateforme de streaming musical continue son chemin vers la France, l’Italie et l’Espagne.

Souhaitant devancer de loin ses concurrents, AMU propose plus de 50 millions de titres disponibles en streaming si Apple Music et Spotify ne disposent chacun que de 40 et 30 millions de tubes multilingues. Avec un abonnement mensuel de 9,99 euros pour les nouveaux membres et 8,25 euros pour les anciens, Amazon compte encore dominer le marché dans ce domaine.

Midia Research, spécialiste de l’analyse média, annonce qu’AMU détenait plus de 12% du marché mondial en juillet, soit 16 millions d’utilisateurs neuf mois après son ouverture. De leur côté, Apple Music et Spotify détiennent les 59% du marché : Apple (19%) avec 28 millions d’utilisateurs et la plateforme suédoise Spotify 2/5 du marché (40%), soit 136 millions d’abonnés.

Faisant ses premiers pas dans l’Hexagone, Amazon Music Unlimited est en concurrence directe avec la plateforme française Deezer. Cette dernière compte actuellement plus d’un million et demi d’abonnés.

Le marché du streaming musical est un vaste champ encore peu exploité en France. Très promoteur, ce domaine ne compte que 3,9 millions d’utilisateurs, avec une nette progression de 37% en 2016 selon le SNEP. En tout, ce sont 28 milliards de tubes qui ont été streamés, ce qui a généré une énorme somme de 143 milliards d’euros pour les exploitants.