Le chanteur Stromae : victime de crise d’angoisse : « je perds complètement la boule »

En 2015, pendant sa tournée africaine, la vie de Stromae a basculé, après avoir pris un traitement contre le paludisme qu’il n’a pas supporté.

Il y a deux ans, en plein cœur d’une tournée, la vie de Stromae a basculé

Alors qu’il eut été très tendu suite au retour dans le pays de son père, pour un concert au Rwanda, Paul Van Haver alias Stromae a également été victime de crise d’angoisse. Suite à une réaction grave avec le traitement anti-paludisme qui lui avait été prescrit, le Lariam, l’artiste belge avait été rapatrié en urgence en Europe et avait dû reporter ses concerts. Cet imprévu l’avait contraint d’écourter sa tournée mondiale et avait inquiété sa femme Coralie Barbier. Le samedi 7 octobre, lors d’une interview croisée avec Karl Lagerfeld accordée à Libération, Stromae a révélé qu’il avait connu d’autres problèmes de santé. Il était encore loin de se douter qu’encore deux ans plus tard, il subirait à nouveau les effets de ce médicament très controversé.

Depuis, la vie de l’artiste belge a viré au cauchemar, et loin d’être formidable, car les crises d’angoisse et les hallucinations sont devenues quotidiennes. Selon le diagnostic, celui-ci est victime de décompensation psychique. Paul Van Haver est conscient de son état et a bien pris conscience qu’il n’est plus du tout le même depuis l’épisode datant de 2015.

Stromae laisse la musique de côté temporairement

Son mode de vie est totalement perturbé par son état de santé. Après son hospitalisation, Stromae était encore sous traitement. En décembre dernier, il avait déjà révélé dans une interview aux Inrockuptibles l’envie de donner d’autres directions à sa carrière.

On ne peut pas espérer retrouver prochainement la star belge sur les ondes avec de nouveaux morceaux. Comme il est toujours poursuivi par les conséquences néfastes des cachets, Stromae a décidé de faire une pause afin de pouvoir se retrouver avec lui-même. En revanche, il n’est pas question pour lui d’arrêter la musique. Il continue probablement d’écrire et de composer, mais un peu plus dans l’ombre.

Malgré cet épisode, Paul Van Haver avait pu finir sa tournée à Kigali, la capitale du Rwanda quelques mois plus tard afin de rendre hommage à son papa qui avait été assassiné pendant le génocide de 1994.