Marine Le Pen : accusée d’avoir publié des images violentes

L’assemblée lève l’immunité parlementaire de la présidente du FN

Ce mercredi 8 novembre, l’Assemblée nationale a suspendu l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Cette dernière a aussitôt répliqué en affirmant que c’est de l’oppression à son égard, car elle s’oppose au pouvoir actuel.

La présidente du Front national est accusée de publication d’image violente. En effet, Marine a publié sur son compte Twitter 3 photos de personnes tuées par le groupe Daech, en 2015. Avec la levée de l’immunité parlementaire, un juge d’instruction peut émettre un mandat d’amener contre  Marine Le Pen.

Marine Le peine s’expose à trois ans d’emprisonnement

Suite à la publication des photos, le parquet de Nanterre avait ouvert une investigation préliminaire en décembre 2015. Le député Gilbert Collard était lui aussi impliqué dans l’enquête. De ce fait, son immunité parlementaire a été levée en septembre 2017.

En 2013, dans une autre affaire concernant des musulmans, l’immunité de la députée avait déjà été levée. Heureusement pour elle, le procureur de Lyon l’a libéré de toute charge fin 2015. Pour celle d’aujourd’hui, l’Assemblée nationale n’a pas évoqué de détail. Par contre, elle semble prendre l’affaire au sérieux.

Parmi les images publiées par Marine Le Pen sur son compte Twitter, le 16 décembre 2015, une des photos montrait un journaliste américain tué par des membres de l’État islamique. Le journaliste en question était James Foley, abattu en 2014, accompagné d’un texte : « Daech, c’est ça ! ».

Dans le communiqué de la députée publié mercredi 8 novembre, elle explique que ces publications servaient à manifester contre l’État islamique. Malgré le dénigrement, de nombreux frontistes soutiennent la députée sur les réseaux sociaux avec le mot #soutienMarine. Cette accusation menace la présidente du FN, d’une détention de trois ans avec 75 000 euros d’amende.

Le 16 décembre 2015, Jean-Jacques Bourdin avait déclaré que le Front national et l’État islamique se ressemblent. C’est ce dont Marine Le Pen parle dans son communiqué de ce mercredi 8 novembre.