Jérémy Ferrari porte plainte car ses rêves s’effondrent

Le film projeté sur grand écran le 16 novembre 2016, intitulé « Les Têtes de l’emploi », suscite des poursuites en justice non-stop. Un conflit oppose Jérémy Ferrari, le supposé titulaire du film, contre les réalisateurs et l’acteur principal. Que s’est-il passé ?

 

Jérémy Ferrari refusé au poste de réalisateur et d’acteur

Les Têtes de l’emploi est un long métrage qui parle, grosso modo, des personnes sans emploi. Ce film, à l’origine, était une invention de Jérémy Ferrari en avril 2012. Il a rédigé le scénario en collaboration avec deux co-auteurs. Jérémy voulait à tout prix réaliser son film et y jouer le premier rôle.

Cependant, JS Productions, l’entreprise qui accepte de le produire, recrute Franck Magnier et Alexandre Charlot en tant que réalisateur, au lieu de Jérémy. Encore contre les guises de Jérémy, c’est Franck Dubosc qui est l’acteur principal. Pire, quelques déroulements de l’histoire sont modifiés. Jérémy Ferrari semble être complètement rejeté et violé de sa propriété.

 

Le « vrai » auteur de Les Têtes de l’emploi réclame ses droits

Quand Jérémy lit le scénario retouché du film, il est déçu des changements apportés. Ses idées originales ont disparu. En effet, à la place du côté plus « social et provocateur » qu’il imaginait, le film lui paraît trop « classique, facile et lissée ».

Au début du lancement des tournages, Jérémy qui est contre cette fraude de son film, ne se laisse pas faire. Il attaque en justice à la fois Franck Magnier, Alexandre Charlot et Franck Dubosc. Il exige de ces derniers des dédommagements matériels élevés de 400.000 euros et moraux de 200.000 euros. Cependant, la cour n’était pas en faveur de Jérémy Ferrari parce qu’il est jugé ne pas avoir insisté sur son droit d’auteur dans leur contrat et pourtant ayant déjà démissionné. Le film est donc sorti quelques semaines après l’audience. Mais Jérémy Ferrari ne baisse pas les bras si facilement, il fait appel au jugement.